On me pose souvent la question.
Pourquoi la montagne ?
Pourquoi uniquement ça ?
Pourquoi ne pas varier, explorer d'autres paysages, d'autres sujets ?
La réponse est simple.
Je ne dessine pas la montagne par hasard.
Ce n'est pas un choix stratégique
Ce n'est pas une niche.
Ce n'est pas un positionnement marketing réfléchi à l'avance.
C'est venu bien avant tout ça.
Avant l'idée de vendre.
Avant l'idée d'exposer.
Avant même l'idée de montrer.
La montagne s'est imposée.
Une présence qui ne laisse pas indifférent
Certaines choses nous marquent sans qu'on sache pourquoi.
La montagne en fait partie.
Elle ne cherche pas à séduire.
Elle ne fait pas d'effort.
Elle est là.
Massive.
Silencieuse.
Et pourtant, elle attire.
Pas de la même manière pour tout le monde.
Mais suffisamment pour créer une forme d'évidence.
Une relation personnelle
Avant de la dessiner, il a fallu la vivre.
Marcher.
Observer.
S'arrêter.
Comprendre que la montagne ne se donne pas immédiatement.
Elle demande du temps.
Elle demande de l'attention.
Et surtout, elle impose un rythme différent.
Plus lent.
Plus juste.
Dessiner la montagne, ce n'est pas la reproduire
Ce que je cherche n'est pas une image fidèle.
Ce n'est pas un relevé précis.
C'est autre chose.
Quelque chose de plus difficile à définir.
Une sensation.
Quand je dessine, je ne me demande pas : "est-ce que c'est ressemblant ?"
Je me demande :
"Est-ce que ça tient ?"
"Est-ce que la structure est là ?"
"Est-ce que la tension est juste ?"
"Est-ce que le silence est présent ?"
Evidemment la ressemblance compte, mais le ressentit d'autant plus.
Pourquoi le noir et blanc s'est imposé
Très vite, la couleur est devenue inutile.
Pas parce qu'elle n'est pas belle.
Mais parce qu'elle distrait.
La montagne n'a pas besoin d'être embellie.
Elle a besoin d'être comprise.
Le noir et blanc permet ça.
Il enlève tout ce qui n'est pas essentiel.
Il garde :
- Les lignes
- Les contrastes
- La matière
Exactement ce qui fait la montagne.
L'encre de Chine : une contrainte nécessaire
Je pourrais utiliser d'autres médiums.
Mais l'encre de chine a quelque chose de particulier.
Elle ne permet pas de tricher.
Pas de retour en arrière.
Pas de correction facile.
Chaque trait est définitif.
Et cette contrainte est importante.
Parce qu'elle oblige à :
- Observer avant d'agir
- Comprendre, avant de tracer
Et finalement, à être plus juste.
Pourquoi ne pas changer de sujet ?
Parce que ce serait mentir.
Pas volontairement.
Mais dans le fond.
Dessiner autre chose pour "varier" reviendrait à chercher ailleurs ce qui est déjà là.
La montagne est suffisamment riche.
Suffisamment complexe.
Suffisamment exigeante.
Pour ne jamais être épuisée.
Une exploration infinie
Aucune montagne ne se ressemble vraiment.
Même sommet.
Même point de vue.
Et pourtant, jamais le même dessin.
Parce que :
- La lumière change
- Le regard évolue
- La perception se transforme
Dessiner la montagne, c'est ne jamais refaire la même chose
Une forme de cohérence
Avec le temps, une chose devient claire.
Ce n'est pas une limitation.
C'est une cohérence.
Dessiner uniquement la montagne permet de creuser, affiner, approfondir.
Au lien de se disperser.
Et dans un intérieur ?
Cette cohérence se ressent aussi ailleurs.
Dans un espace.
Une oeuvre de montagne ne remplit pas un mur.
Elle crée une présence.
Quelque chose de stable.
De calme.
Dans un quotidien souvent chargé,
Elle agit comme un point d'ancrage.
Ce que je cherche vraiment
Au fond, il ne s'agit pas de montagne.
Ou pas seulement.
Il s'agit de :
- Silence
- Equilibre
- Tension
- Respiration
La montagne est simplement le meilleur moyen que j'ai trouvé pour les traduire.
Prolonger cette approche
Si cette manière de voir la montagne vous parle,
Si vous ressentez cette simplicité,
Cette présence ...
Alors certaines oeuvres sont faites pour ça.
- Capturer cette sensation
- Et la rendre accessible, au quotidien
Tirages d'art en noir et blanc ou Aluminium Dibond
Inspirés de sommets
Editions limitées
